Elus locaux : Pour des prérogatives élargies

Partagez cet article
FaceBook  Twitter     
Revendication -  Les chefs des partis politiques et les candidats aux élections locales du 23 novembre ont réitéré, hier vendredi, au 13e jour de la campagne, leur appel à élargir les prérogatives des élus locaux.


Dans ce sens, Ali Laskri, membre de l'instance présidentielle du FFS, a affirmé, à partir de Boumerdès, où il a animé un meeting populaire, que sa formation politique milite en faveur de davantage de prérogatives aux élus locaux, notamment les P/APC, et ce, à travers la révision du code communal et de wilaya.
M. Laskri a également appelé à la révision de la loi électorale, exhortant par ailleurs la société civile à s'organiser à travers des comités et des associations pour participer à la gestion des APC et aider ainsi les élus de manière à faire du développement local un moyen au service et au bénéfice des citoyens. A Oran, le président du FNA, Moussa Touati, a appelé à «restituer la souveraineté au peuple algérien», soulignant que l'Algérie «a été libérée par le peuple» et que celui-ci «doit disposer de tous ses droits». «Si nous sommes dans l'opposition, c'est pour défendre les droits du peuple pour une vie décente et un avenir radieux», a-t-il soutenu, ajoutant que depuis des décennies, les Algériens «votent avec l'espoir d'un avenir meilleur pour eux et pour leurs enfants, mais en vain». Il a relevé que cela «ne veut pas dire qu'il faut boycotter les élections, mais au contraire, il faut aller voter et choisir parmi les meilleurs candidats».
La veille, le secrétaire général du FLN, Djamel Ould Abbès, a abondé dans le même sens, à l'occasion d'un meeting animé à Relizane, soulignant que l'édification d'un Etat fort commence par la mise en place d'APC et d'APW «plus proches du citoyen». Il a estimé que la commune constitue «la base de l'Etat», exhortant ainsi les candidats de sa formation politique à «demeurer à l'écoute les préoccupations des citoyens pour les prendre en charge, favoriser le travail de proximité et éviter les promesses illusoires». Pour sa part, le président du Mouvement de la société pour la paix (MSP), Abdelmadjid Menasra, a estimé à Aïn Defla que les élections constituent «l'unique moyen à même de réaliser le changement attendu». «Nous croyons dur comme fer, au sein de notre Mouvement, qu'il ne peut y avoir de changement que par le biais des élections», a-t-il dit, faisant observer que le MSP a pris la décision de prendre part à ce rendez-vous électoral pour «semer l'espoir et lutter contre le défaitisme». Le président du Mouvement El Islah, Filali Ghouini, qui était à Bordj Bou Arréridj, a mis l'accent sur la nécessité de «se rendre massivement aux urnes» lors du prochain scrutin afin de «lutter contre l'abstention et donner une plus grande légitimité aux représentants du peuple» au sein des assemblées locales. Dans ce contexte, il a exhorté les militants de sa formation à mobiliser davantage les citoyens durant les quelques jours restants de la campagne électorale pour convaincre les électeurs, essentiellement les jeunes, d'aller voter massivement, et ce, afin de «renforcer la légitimité de l'élu local et lui octroyer une représentativité effective au sein des assemblées élues».     R. N.