Festival international du malouf de Constantine : L’inoubliable timbre de voix d’Ihsane Rmiki

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La voix mélodieuse de la chanteuse marocaine ?Ihsane Rmiki, «sautant» allègrement du soprano à l’alto, a permis aux mélomanes constantinois de passer un moment inoubliable lors de la 5e soirée du Festival culturel international du malouf.

Cette spécialiste des mouwashahat et de la nouba andalouse, accompagnée de sa troupe «Zamane Al Wasl», dirigée par le luthiste Badr El Assili, a entamé la soirée par des mouwashahat marocaines et arabes et des ouaslat de la musique classique andalouse remontant au 13e siècle de notre ère. L’harmonie de la voix de la chanteuse et les textes louant la beauté de la nature et de l’aurore ont remis au goût du jour les «jalassat» privées des califes et des dignitaires andalous. Une soirée qui fut loin de laisser indifférent le public, nombreux à la salle omnisports d’El Khroub, et qui a visiblement pris goût à ces soirées retransmises par deux chaînes thématiques de télévision satellitaires arabes, «Ettounsia» (Tunisie) et «Nile TV Ethakafia»  (Egypte) en plus des chaînes nationales de radio et de télévision. Des applaudissements nourris et des exclamations de joie ont salué la jeune artiste, Rabatie, qui a clôturé en apothéose son passage à Constantine en reprenant de sa voix suave des extraits de la célèbre qasida Chams Al Achya. L’artiste constantinois, Abderrachid Segni, a ensuite pris le relais pour interpréter un bechraf en mode rasd et un khlass zdjel, «transportant» son auditoire dans un univers de prose, de chants et de rythmes plaisants. La «coqueluche» des fans du malouf local, Toufik Touati, a clôturé cette avant-dernière soirée de la 8e édition de ce Festival international, une touchia, Raml El Maya, suivie de Ya badiâ el djamal oual maâni dont les refrains ont   été repris en chœur par le public. APS