|
Afghanistan : les écolières sous tension
Les cas d'empoisonnements présumés d'écolières par les insurgés talibans font régulièrement les gros titres en Afghanistan, mais les preuves manquent pour étayer ces dires, que l'hystérie collective peut aussi expliquer. La semaine passée, une «attaque» contre une école de filles à Takhar, une province du nord du pays, a envoyé 120 élèves à l'hôpital. La plupart d'entre elles s'étaient évanouies et d'autres se plaignaient de douleurs. A deux autres reprises cette année, une «attaque au gaz» et de «l'eau empoisonnée» ont été invoquées pour expliquer l'évanouissement d'écoliers, qui sont généralement ressortis de l'hôpital très rapidement après les faits. Des prélèvements ont été effectués mais jusqu'ici, aucune preuve ni trace d'un quelconque type de poison ou de gaz n'a été retrouvée. Robert Bartholomew, un sociologue, estime que ces soi-disant empoisonnements ont «toutes les caractéristiques d'une maladie psychogène (dont la cause est uniquement psychique) de masse, également connue sous le nom d'hystérie collective».
|