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  16/5/2013

Edition N° 2987  

 
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Arts et Culture Edition du 1/7/2012

L’écriture de l’histoire
A la croisée des mémoires



La mémoire et l’écriture de l’histoire dans les rapports algéro-français ont fait l’objet, hier, d’un colloque à Paris (au siège du Sénat). La rencontre avait pour thème «France-Algérie : comprendre le passé pour mieux construire l’avenir».
Dans son intervention, Claude Domeizel, président du groupe d’amitié France-Algérie du Sénat français, a dit : «Le temps est venu de regarder l’histoire en face et de tenter de réconcilier les mémoires», même si «certains ont craint que la commémoration du cinquantenaire de l’indépendance de l’Algérie puisse être l’occasion de ranimer une polémique inutile». Pour sa part, Denis Bauchart, diplomate, ancien président de l’IMA, a jugé que le temps est venu de surmonter «les rancœurs du passé», ajoutant que «notre objectif est de surmonter le mur de la méfiance, et les arrière-pensées, essayer de tirer les leçons du passé pour être dans le présent et préparer l’avenir».
Pour Jean-Pierre Chevènement, sénateur, président de l’association France-Algérie, «Il faut regarder sans complaisance l’histoire coloniale de la France en Algérie, car elle a été un phénomène de dépossession.» «La France, a-t-il dit, a même voulu faire quelque chose en Algérie qu’elle ne voulait faire nulle part ailleurs. Elle a voulu s’étendre, assimiler et nier l’identité profonde du peuple algérien. Et ça, c’est une forme de colonialisme que nous n’avons développé ni au Maroc ni en Tunisie. C’était un colonialisme tout à fait particulier qui était négateur de l’identité du peuple algérien.» Sur la question de la mémoire, l’historien Gilles Manceron a, pour sa part, relevé que pour réconcilier les mémoires, «il faut faire appel à la notion d’histoire» car, a-t-il dit : «Ce n’est pas de manière directe que des mémoires peuvent se réconcilier, si on ne fait pas un travail historique», un travail qui doit se faire dans les deux sens. Autrement dit, la réconciliation des mémoires passe aussi par la multiplication des échanges avec les historiens algériens. Bariza Khiari, vice-présidente du Sénat a admis que la France vient de sortir d’une «séquence politique difficile» et qu’aujourd’hui, une nouvelle équipe «qui n’est pas dans le même état d’esprit, est en place». R. C./APS

 

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