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Leïla Trabelsi règle ses comptes avec les dirigeants français
Dans une interview parue ce dimanche dans le quotidien français Le Parisien, la première accordée depuis son départ précipité de Tunisie le 14 janvier 2011, chassée avec le président Zine El-Abidine Ben Ali par un soulèvement populaire, Leïla Trabelsi affirme : «Ils nous ont toujours soutenus», en parlant des ex-présidents Jacques Chirac qui se demandait comment faisait la petite Tunisie «pour avoir une économie aussi florissante sans ressources naturelles» et de Nicolas Sarkozy, «tout aussi élogieux», mais qui l'a «déçue» en ne les soutenant pas le 14 janvier. «Le seul à nous avoir soutenus jusqu'au bout, dit-elle, c'est Frédéric Mitterrand», l'ancien ministre de la Culture. L’ex-première dame de la Tunisie demande «pardon» pour d'éventuelles fautes tout en rejetant fermement toutes les accusations portées contre elle. «Je ne me mêlais pas de politique. Mon quotidien était consacré aux œuvres caritatives et sociales. A côté de cela, j'ai fait en sorte d'aider mes proches à vivre mieux, c'est vrai», dit-elle. «Je voulais bien faire. Si je me suis rendue coupable d'une faute à l'égard d'une personne, je lui demande pardon», poursuit-elle. Elle transmet un message de son mari, Zine El-Abidine Ben Ali, qui «attend que les Tunisiens lui rendent justice pour ce qu'il a accompli».
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