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Fukushima : un sous-traitant aurait menti sur le niveau de radiations
Les autorités japonaises ont ouvert une enquête sur un sous-traitant intervenu à la centrale nucléaire accidentée de Fukushima (nord-est): l'entreprise, Build-Up, est soupçonnée d'avoir poussé ses ouvriers à minimiser le taux de radiations reçues, afin de travailler plus longtemps sur le site hautement radioactif. L'enquête a été ouverte au cours du week-end, ont déclaré ce dimanche des responsables du ministère du Travail, et fait suite à des révélations de la presse. Le président de l'entreprise incriminée, Takashi Wada, a reconnu ce week-end l'existence de falsifications. Un chef de chantier, a-t-il affirmé, en a eu l'idée quand le système d'alarme de son dosimètre, l'instrument mesurant les doses reçues de rayonnements ionisants, s'est déclenché au cours d'une brève visite sur le site. « Nous n'aurions dû jamais faire ça », a reconnu Takashi Wada, dans un entretien à la chaîne TBS hier, samedi. D'après la presse japonaise, un responsable de l'entreprise a demandé fin 2011 à neuf de ses ouvriers de recouvrir de plomb, métal bloquant les radiations, leur dosimètres afin de ne pas dépasser le cumul autorisé et continuer à travailler sur place. Le tsunami du 11 mars 2011 a entraîné une panne des systèmes de refroidissement et la fusion des barres de combustibles dans trois réacteurs de la centrale de Fukushima.
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