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Bordj El-Kiffan : des plages propres, mais pas les alentours
Contrairement aux plages de Aïn Taya, celles de Bordj El-Kiffan sont relativement propres. Au niveau de la plage «La station», les jeunes recrutés par l’Agence pour la promotion et la protection du littoral (APPL) ont commencé le travail dès le mois de mai. «Nous travaillons de 8h à 12h. Nous avons tout le matériel qu’il faut. Mais nous avons eu un petit problème de sacs en plastique. Nous sommes restés une semaine sans. Dès que nous terminons le nettoyage, nous mettons tout dans les sacs. Ce sont des camions de la commune qui passent pour le ramassage. Nous avons débuté la première partie de notre travail en janvier car la plage était vraiment sale», nous apprend un jeune rencontré sur cette plage. Cependant, si la plage est propre, ce n’est pas le cas au niveau des chemins et routes qui y mènent. Sur place, nous avons constaté qu’il reste encore un gros travail à faire, et pour cela toutes les parties doivent se mobiliser. «Toutes ces pseudo-opérations de nettoyage que nous lançons au début de chaque saison estivale, ne sont pas que de la poudre aux yeux. L’Etat mobilise chaque année un budget faramineux pour ce travail. Les APC consacrent également un budget spécial pour l’environnement. Il est vrai que plusieurs opérations de nettoyage ont été lancées ici à Bordj El-Kiffan, mais vous n’avez qu’à voir l’état catastrophique de nos plages. Elles sont devenues infréquentables», nous dit le président d’une association de protection de l’environnement activant au niveau de la commune. « Avant, c’est nous, en tant que bénévoles et membres de l’association de protection de l’environnement, qui faisions tout ce travail. Notre mission ne s’arrêtait pas là, nous organisions également plusieurs activités pour sensibiliser les estivants sur la nécessité de préserver la propreté de l’endroit où ils se baignent. A vrai dire, tout cela n’est pas la mission du ministère du Tourisme ni de celui de l’Environnement, et encore moins celle des APC. C’est l’affaire de tous, tout le monde doit s’impliquer», insiste notre interlocuteur rencontré à la plage «La Station». B. M.
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