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Syrie La spirale
Acte - Ce lundi matin, c’est le siège de la radio-télévision syrienne à Damas qui est pris pour cible par un attentat à la bombe. L’attentat a fait un nombre indéterminé de blessés. L'explosion a eu lieu dans les bureaux de la direction générale de la radio-télévision officielle, qui n'a pas interrompu ses programmes. «Une bombe a explosé au troisième étage du bâtiment de la radio-télévision syrienne faisant des blessés», a déclaré le ministre syrien de l'Information, Omrane al-Zohbi. «Cet attentat montre combien vils sont ceux qui appuient les groupes conspirant contre la Syrie. Ils se trouvent au Qatar, en Turquie, en Arabie saoudite ou appartiennent au Mossad» (israélien), a-t-il dénoncé. Le bâtiment est situé sur la place des Omeyyades, dans un quartier ultra-protégé de la capitale. Pour pénétrer dans l'immeuble, il faut passer plusieurs contrôles des services de sécurité. Une rue a été bloquée où deux voitures de pompiers étaient stationnées, a constaté une journaliste de l'AFP. La chaîne syrienne d'information en continu Al-Ikhbaria (officielle) a montré le ministre de l'Information inspectant le troisième étage. Les murs sont éventrés, les chaises renversées, des fils électriques pendent du plafond, des canalisations d'eau rompues, alors que des secouristes évacuent un blessé. Ce n'est pas la première fois que la télévision officielle est visée par une attaque. Les rebelles avaient attaqué sans succès samedi le bâtiment de la télévision d'Etat à Alep (nord), deuxième ville du pays, et le même jour, l'Observatoire syrien des droits de l'Homme confirmait qu'un présentateur de la télévision Mohammad al-Saïd, enlevé à la mi-juillet à son domicile à Damas, a été exécuté. Mis en ligne vendredi dernier sur un site où figure le drapeau d'Al-Qaïda, le texte de revendication du groupuscule Front Al-Nosra était accompagné d'une photo du journaliste en polo bleu, appuyé contre un mur. «Que ceci serve de leçon à tous ceux qui appuient le régime», martèle le communiqué. Pour rappel, le 18 juillet écoulé, quatre hauts responsables de la sécurité, dont le beau-frère du président Bachar al-Assad, avaient été tués dans un attentat à Damas revendiqué par l'Armée syrienne libre (ASL, composée en majorité de déserteurs). L'enquête avait démontré que c'était un agent de la maintenance du bureau du chef de la Sécurité nationale, Hicham Ikhtiar, qui avait placé des explosifs dans le bureau où devait se tenir une réunion. R. I. / Agences Les pays… amis de la rébellion Le Qatar, l'Arabie saoudite et la Libye fournissent des armes aux rebelles syriens, a affirmé lundi à Paris une des porte-parole du Conseil national syrien (CNS), jugeant par ailleurs qu'«attendre une solution militaire» est «catastrophique». Dans une interview à la radio Europe 1, Bassma Kodmani, responsable des relations extérieures du CNS, a évoqué «certains pays» qui fournissent «certains types d'armes»: des armes «légères et conventionnelles», selon elle. A la question «qui fournit aujourd'hui ?», elle a répondu : «C'est le Qatar, l'Arabie saoudite, c'est peut-être un peu la Libye avec ce qui lui reste de sa propre bataille.
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