Il est revenu sur les raisons de son départ : Lorsque Gourcuff s’invite dans le débat et accuse !

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Pavé dans la mare -  L’ex-sélectionneur national, le Français Christian Gourcuff, s’est invité, par pure coïncidence, au débat autour des Verts en accusant certaines parties de mensonges et de manipulations.


Comme on dit dans le foot, le hasard du calendrier a voulu que la sortie médiatique de Christian Gourcuff, l’ancien sélectionneur des Verts, sur les raisons qui l’ont poussé à quitter ses fonctions intervienne au moment où le débat fait rage autour de la sélection, surtout après son élimination du Mondial-2018 en Russie, à l’issue de ses deux défaites la semaine dernière contre la Zambie (1 à 3 et 0 à 1). Tout le monde se rappelle comment Gourcuff avait quitté la sélection, notamment après les deux matchs amicaux de septembre 2015 contre la Guinée (défaite 1 à 2) et le Sénégal (succès 1 à 0) et cette fameuse banderole où il était écrit «Gourcuff dégage !». Cette banderole a longtemps fait polémique sans que l’on sache qui l’a accroché, mais surtout qui l’a commandité. Dans les paroles du technicien breton, on sentait de l’amertume et du dégoût à l’époque, ce qui l’a conduit de quitter la sélection au printemps 2016, non sans avoir provoqué le regret de la plupart des joueurs. Les Brahimi, Feghouli, Ghoulam et autre Medjani ont tous exprimé leur sympathie pour leur coach et leurs regrets de le voir partir. D’ailleurs, depuis c’est la cassure et l’actuel sélectionneur national, Lucas Alcaraz, ainsi que le président de la Fédération, Kheireddine Zetchi, l’ont appris à leurs dépens. Gourcuff en voulait à une partie de la presse algérienne qui ne l’a jamais épargné, surtout après la CAN-2015 en Guinée équatoriale et au Gabon où l’équipe a été éliminée en quart de finale par la Côte d’Ivoire futur vainqueur, mais surtout à l’environnement de la sélection. Il n’est un secret pour personne que l’actuel coach de Rennes a été poussé vers la porte pour laisser sa place quelques mois après au Serbe Milovan Rajevac. Ce dernier connaîtra une fin que jamais un sélectionneur n’aura connu depuis l’indépendance. «Ce qui fait mal, et je l'ai connu dans une situation antérieure, c'est d'ailleurs pour ça que j'ai quitté l'Algérie, c’est que les mensonges et la manipulation impactent votre travail à un moment donné, a déclaré Gourcuff, suite aux rumeurs ayant couru sur un éventuel limogeage si son équipe tomberait ce soir contre Marseille au Vélodrome. Puis de poursuivre : «Le reste, ce n'est pas important, j'ai 62 ans, je vais prendre ma retraite. Ce n'est pas le souci. (...) On manipule l’information comme on veut. Mais ce n’est pas que dans le foot. On en arrive même à un président des Etats-Unis qui twitte. (...) Je suis venu ici parce qu’on m’a demandé de venir pour un projet de club, de jeu et le jour où l’on me demandera de partir, il n’y aura aucun problème avec la direction, ni avec l’actionnaire que j’ai régulièrement, et avec lequel il n'y a aucun problème.» Du coup, lorsque le patron de la FAF affirme que l’équipe nationale est malade, tout comme le football national, il faudra une thérapie de choc pour la remettre debout. La Fédération a promis de prendre des mesures salvatrices, prions alors pour que les choses aillent dans le bon sens sinon ce serait la véritable déconfiture.
A. Salah-Bey