Première réunion avec Blaquart : L’état des lieux de la formation en débat

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Travail -  L’ancien directeur technique national de la Fédération française de football (FFF),  François Blaquart, s’est réuni, hier, avec le président de la Fédération algérienne de football  et quelques-uns de ses proches collaborateurs.


Sur invitation de la Fédération algérienne de football (FAF), François Blaquart, l’ancien directeur technique de la Fédération française de football (FFF), est à Alger depuis samedi soir. Hier matin, le désormais consultant indépendant de la formation des footballeurs et des entraîneurs s’est réuni avec Kheireddine Zetchi, président de la Fédération algérienne de football (FAF), en présencede Fodil Tikanouine, directeur technique national, Rabah Madjer, conseiller du président de la FAF, Mohamed Saâd, secrétaire général de la FAF, ainsi que trois membres du Bureau Fédéral que sont Hakim Medane, manager général de l’équipe nationale, Larbi Oumamar et Rachid Gasmi. Les représentants de la FAF ont, au cours de cette séance, échangé avec l’ancien DTN sur tout ce qui se rapporte à la formation et au développement du football. La partie algérienne a présenté un état des lieux concernant le sport-roi dans notre pays, que ce soit le professionnalisme, lancé en 2010, le monde amateur, la réalité de la formation et du développement de la discipline au niveau des clubs et des associations qui ont pignon sur rue. Il a été question des ambitions de la FAF d’assoir une politique ambitieuse capable d’améliorer les rendements et la performance, en s’appuyant sur des compétences nationales, tout en s’appuyant sur de l’expertise étrangère. Pour sa part, le président Zetchi a rappelé à Blaquart le projet qui lui tient à cœur et pour lequel il a été élu le 20 mars dernier, celui de relancer la formation et de réaliser le saut qualitatif tant attendu dans ce domaine, surtout que l’Algérie recèle un réservoir inépuisable de jeunes talents qui ne demandent qu’à être pris en charge sérieusement, dans un cadre bien organisé et selon un cursus bien adapté aux exigences et aux spécificités de nos footballeurs. Et l’expérience française dans ce domaine est indéniable et peut représenter une façon de faire, pour ne pas dire un modèle duquel peuvent s’inspirer nos techniciens qui, bien évidemment, ont leur mot à dire sur ce sujet. Ces derniers ont souvent fait l’objet de marginalisation de la part des responsables du football national. D’ailleurs, sous le règne de Raouraoua, la DTN n’a jamais joui d’une grande importance. Les hommes qui s’y sont succédé n’ont pas été suffisamment soutenus et renforcés dans leur démarche au point d’assoir une stratégie. Boualem Laroum est resté longtemps intérimaire, avant de quitter son poste au détriment de Jean-Marc Nobilo qui a mené la sélection des U20 vers un véritable fiasco ; son successeur, Toufik Korichi, a, lui aussi, dû patienter avant d’être confirmé à son poste, mais sans une équipe étoffée ni de grands moyens pour mener à bien sa mission. Dans l’après-midi d’hier, Blaquart s’est rendu au Centre technique national de Sidi Moussa où il a visité les installations et s’est entretenu avec les directeurs techniques régionaux en place. Ces derniers lui ont fait part de leurs activités, de l’organisation adoptée par la DTN et les difficultés rencontrées sur le terrain. Avec l’ancien DTN de la FFF, on a beaucoup parlé technique avant d’effectuer une visite dans certains stades de l’Algérois afin de s’enquérir des conditions d’entraînement des jeunes catégories et du travail des encadreurs. François Blaquart a pris la mesure de la passion des Algériens pour le football, mais aussi des réalités du terrain qui entravent une bonne dynamique de développement. La visite de Blaquart se poursuivra aujourd’hui, avec plusieurs points inscrits au programme avant de faire le bilan demain lors d’une réunion avec l’équipe fédérale.
A. Salah-Bey