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Revenus de la musique enregistrée : un premier semestre record aux États-Unis

par Pauline Blanchard
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Console de mixage et supports musicaux illustrant la hausse des revenus de la musique enregistrée

Les revenus de la musique enregistrée aux États-Unis ont atteint un niveau record au premier semestre 2026. Selon le rapport semestriel publié le 1er septembre par la RIAA (Recording Industry Association of America), l’industrie a généré 6 milliards de dollars entre janvier et juin, soit une progression de 6,9 % par rapport à la même période en 2025. Un signal fort pour un secteur porté à la fois par le numérique et, plus inattendu, par un retour en grâce du disque physique.

Le streaming premium, moteur principal de la croissance

Sans surprise, le streaming reste le socle de l’industrie : il représente 82 % des revenus totaux, soit 4,9 milliards de dollars sur le semestre. Mais c’est surtout la dynamique des abonnements payants qui retient l’attention des observateurs du secteur de la musique. Les abonnements premium ont progressé de 7,8 % en valeur, pour atteindre 3,1 milliards de dollars, portés par 111,1 millions d’abonnés aux États-Unis (+5,5 % sur un an). Le streaming gratuit financé par la publicité, de son côté, a rapporté 900 millions de dollars, en hausse plus modeste de 3,7 %.

  • Revenu total de la musique enregistrée : 6 milliards de dollars (+6,9 %)
  • Streaming : 4,9 milliards de dollars, soit 82 % du total (+4,7 %)
  • Abonnements premium : 3,1 milliards de dollars (+7,8 %), 111,1 millions d’abonnés
  • Streaming gratuit avec publicité : 900 millions de dollars (+3,7 %)

Cette hausse continue des abonnements payants confirme une tendance de fond observée depuis plusieurs années : les auditeurs américains privilégient de plus en plus les offres sans publicité, quitte à payer plusieurs abonnements en parallèle. Une dynamique qui n’est pas sans lien avec les mutations technologiques du secteur, notamment la place grandissante de l’intelligence artificielle sur les plateformes de streaming, qui bouleverse à la fois la production et la distribution des contenus.

Le retour surprise du disque compact

Autre enseignement marquant du rapport : les ventes de CD ont bondi de plus de 50 % au premier semestre 2026, une progression rare pour un format que beaucoup pensaient condamné à l’oubli face au tout-numérique. Ce sursaut s’explique en partie par des éditions collector et des rééditions d’albums cultes, plébiscitées par une frange de mélomanes attachée à l’objet physique. Le vinyle, lui, continue sa progression plus régulière, confirmant que la musique enregistrée vit une période de diversification des formats plutôt qu’une simple bascule vers le numérique.

Ce renouveau des formats physiques intervient alors que le paysage industriel se recompose à grande vitesse, entre rachats et fusions de catalogues. La récente fusion entre BMG et Concord, qui a fait grand bruit dans le secteur, illustre cette course à la taille critique face à la domination persistante de quelques grandes plateformes de streaming.

Ce que cela signifie pour l’industrie

Pour Mitch Glazier, président et directeur général de la RIAA, cette croissance à deux chiffres sur plusieurs segments témoigne d’un secteur qui « continue de se développer à travers tous les formats », renforçant les liens entre artistes, publics et plateformes de diffusion. Un optimisme partagé par de nombreux acteurs de l’économie culturelle, qui voient dans ces chiffres la confirmation d’un modèle économique plus mature, moins dépendant des seules ventes physiques d’antan.

Reste que cette embellie financière ne profite pas uniformément à tous les acteurs de la chaîne. Les organisateurs de festivals et d’événements musicaux, par exemple, continuent de composer avec des marges resserrées, comme l’illustre la situation des nouveaux festivals de musique en France, confrontés à une pression économique persistante malgré l’appétit du public. La croissance des revenus de la musique enregistrée ne se traduit donc pas mécaniquement par une meilleure santé de l’ensemble de l’écosystème musical, du live à la production indépendante.

Questions fréquentes

Qui publie ce rapport sur les revenus de la musique enregistrée ?

Le rapport est publié deux fois par an par la RIAA, l’association professionnelle qui représente les maisons de disques aux États-Unis. L’édition « mi-année 2026 » a été rendue publique le 1er septembre 2026 et couvre la période de janvier à juin.

Pourquoi les ventes de CD progressent-elles à nouveau ?

Le rebond s’explique surtout par des sorties événementielles, des éditions limitées et des rééditions d’albums populaires, qui séduisent des collectionneurs et des fans attachés au support physique, sans remettre en cause la domination globale du streaming.

Le streaming gratuit finira-t-il par disparaître au profit des abonnements payants ?

Rien ne l’indique pour l’instant : le streaming gratuit financé par la publicité continue de croître, mais à un rythme plus lent que les abonnements premium, qui restent le principal moteur de la hausse des revenus.

Sources

Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale

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