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Streaming en France : l’abonnement domine, la hiérarchie des plateformes bouge

par Jasmine Mebrouk
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Salon avec télévision allumée affichant une interface de streaming le soir

Le streaming par abonnement n’a jamais pesé aussi lourd dans le budget vidéo des Français, mais la hiérarchie des plateformes qui se partagent ce marché, elle, continue de bouger. Les derniers chiffres officiels du secteur montrent un marché en pleine mutation : l’abonnement rafle la quasi-totalité des dépenses, tandis que Netflix, Prime Video et Disney+ voient leur emprise reculer face à des concurrents plus agressifs.

L’abonnement capte l’essentiel des dépenses vidéo

Selon le baromètre trimestriel du Centre national du cinéma (CNC), publié le 15 septembre 2026, le marché français de la vidéo a généré 1 555,5 millions d’euros sur le premier semestre 2026. La vidéo à la demande par abonnement (SVOD) représente à elle seule 89,3 % de ce chiffre d’affaires, soit 1 388,4 millions d’euros, en progression de 16,4 % sur un an. Côté audience, 63,1 % des internautes français de 3 ans et plus déclarent avoir utilisé un service de vidéo à la demande au cours du mois, dont 55,7 % spécifiquement pour de l’abonnement.

Le trio de tête s’effrite

Dans le même temps, le baromètre des envies établi par JustWatch pour le troisième trimestre 2026 montre un paysage plus disputé qu’il y a quelques mois à peine. Le trio Netflix, Prime Video et Disney+ ne concentre plus que 59 % de l’intérêt des internautes français, contre 64 % en début d’année. Le classement du trimestre donne Netflix à 22 %, Prime Video à 20 % et Disney+ à 17 %, suivis d’Apple TV (13 %) puis de Canal+ (10 %).

C’est justement Canal+ qui signe la plus forte progression, avec un gain de 3 points depuis janvier. À l’inverse, Disney+ enregistre le recul le plus marqué (-3 points), devant Netflix (-2 points) et Prime Video (-1 point). Un rééquilibrage qui confirme la tendance déjà observée sur l’ensemble de l’année : le trio historique perd progressivement du terrain face à des offres devenues plus nombreuses et plus ciblées.

Ce que cela traduit pour les spectateurs

  • Un marché qui bascule durablement vers l’abonnement, au détriment de la location ou de l’achat à l’acte.
  • Une concurrence plus vive, qui pousse certaines plateformes à investir davantage dans leurs catalogues et leurs productions locales.
  • Un intérêt croissant pour les offres françaises, à l’image de Canal+, qui regagne du terrain sur les géants américains.
  • Des arbitrages de budget plus fréquents pour les foyers, qui jonglent entre plusieurs abonnements.

Cette bataille d’audience a aussi des répercussions concrètes sur le financement du cinéma français, les plateformes étant devenues des acteurs incontournables de la production, comme le montre l’évolution du financement des films. Elle n'empêche pas pour autant les salles obscures de résister, puisque la fréquentation en salle continue de se maintenir malgré la montée en puissance du streaming à domicile.

Questions fréquentes

Quelle part du marché vidéo français va désormais à l’abonnement ?

Selon le CNC, la vidéo à la demande par abonnement représentait 89,3 % du chiffre d’affaires du marché vidéo français au premier semestre 2026, contre une part marginale pour la location et l’achat à l’acte.

Quelle plateforme progresse le plus en 2026 ?

D’après le baromètre JustWatch du troisième trimestre 2026, Canal+ signe la plus forte progression parmi les grandes plateformes, avec un gain de 3 points depuis janvier.

Le trio Netflix, Prime Video et Disney+ reste-t-il dominant ?

Il reste en tête mais recule : ces trois services ne concentrent plus que 59 % de l’intérêt des internautes français, contre 64 % en début d’année 2026.

Sources

Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale

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