Ils dénoncent le deux poids et deux mesures : Des clubs du Sud interpellent Sonatrach

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Courroux - Face à la crise financière qui secoue les clubs dits professionnels, des formations du sud du pays interpellent les pouvoirs publics et surtout … Sonatrach.


Lors de la rencontre des 32èmes de finale de Coupe d’Algérie entre le NRB Touggourt et l’USM El-Harrach (0 à 0, USMH qualifiée aux tirs au but), les supporters du club de la wilaya d’Ouargla n’ont pas hésité à déployer une grande banderole à l’adresse de la société Sonatrach sur laquelle on pouvait lire «Où sont les droits des clubs du Sud ?» Histoire de rappeler à la première entreprise pétrolière du pays, et ce n’est pas la première fois, que plusieurs clubs, notamment au niveau du Sud souffrent du peu de financement, eux qui parcourent de grandes distances pour disputer les matchs de leurs championnats respectifs. Hormis la JS Saoura, prise en charge par l’Enafor, une des filiales de Sonatrach, le reste des clubs peine à trouver les aides et autres finances, d’où cet appel pressant pour plus d’équité et de justice en matière d’accompagnement des clubs, notamment à l’endroit du football amateur. D’ailleurs, l’opinion sportive en général et la famille du football attendent la décision de la FAF d’installer la commission d’experts chargée de rédiger le rapport issu des travaux du Symposium à transmettre aux pouvoirs publics et dans lequel des recommandations sont émises pour relancer le football au niveau des divisions inférieures. Parmi ces recommandations émises lors de cet événement, il y a la révision du système de compétition et une reconfiguration au niveau de la zone sud. On citera entre autres : la prise en charge par l’Etat des frais de déplacement des clubs situés dans les wilayas du sud ; la suppression de la division Inter-Régions et le renforcement des divisions Régionales afin de réduire les longs déplacements. Aussi, plusieurs acteurs, toutes régions confondues, ont dénoncé la disparité entre les subventions et autres financements entre les clubs de la capitale par exemple et ceux de l’intérieur du pays (cas de Aïn Sefra qui émarge à 10 millions de centimes, alors que l’équipe fait un déplacement de 700 km pour un simple match). D’autres propositions ont été faites comme rattacher les ligues de wilaya de Naâma et d’El-Bayadh à la Ligue régionale de Béchar et résoudre justement le problème de gel de cette Ligue : 45 Ligues de wilaya sont structurées dans des Ligues régionales, sauf Béchar, Adrar et Tindouf. D’où cette demande pressante à ce niveau pour remettre la Ligue de Béchar avec 5 wilayas : Béchar, Adrar, Tindouf, Naâma et El-Bayadh. Tout comme cette anomalie où les frais d’engagement des clubs du Sud soient supérieurs aux montant des subventions qu’ils reçoivent avec une prise en charge qui devrait obéir à des règles bien définies en tenant compte des spécificités de chaque région.
Salah-Bey