Ayant atteint le 2e tour au Brésil en 2014 : Halilhodzic rééditera-t-il l’exploit de l’Algérie avec le Japon ?

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Ambition -  Après avoir conduit l’Algérie à une qualification historique au 2e tour en 2014 au Brésil, Vahid Halilhodzic, espère réussir la même performance avec les « Samouraï Blue » lors de la Coupe du monde-2018 en Russie.


Multipliant les sorties médiatiques depuis la cérémonie du tirage au sort de la Coupe du monde-2018, le sélectionneur national du Japon, Vahid Halilhodzic, ne cesse pas de réitérer son souhait de réaliser un autre exploit historique à l’occasion de la plus prestigieuse compétition de football des nations.
Dans un nouvel entretien accordé à BeINsports, le technicien bosniaque a replongé dans un passé récent lorsqu’il drivait la sélection nationale algérienne et avec laquelle il a atteint les huitièmes de finale de la Coupe du monde au Brésil en 2014. Tout en affichant son désir de refaire un coup similaire en Russie avec le Japon, Halilhodzic a dressé d’abord un comparatif entre les Verts d’Algérie et les Samouraï Blue japonais. Pour lui, le joueur algérien est très fort mentalement car il ne se laisse jamais envahir par la peur. «Les Algériens n’ont peur de rien et n’accordent d’attention quasiment à rien dans des circonstances difficiles. Ils sont armés d’une volonté de fer, d’un grand courage et leur façon de jouer est unique.
C’est ce qui manque au joueur japonais», a-t-il expliqué avant d’évoquer la valeur intrinsèque des joueurs algériens. «L’Algérie disposait de pas mal de joueurs de talent, mais le problème du joueur algérien est qu’il n’est pas discipliné contrairement au footballeur japonais qui est moins doué techniquement mais travailleur et discipliné.», a-t-il fait remarquer. Coach Vahid a revécu un souvenir impérissable pour lui, celui de l’accueil triomphal réservé aux Verts à leur retour de la Coupe du monde au Brésil. «Le peuple algérien était sorti ce jour-là dans la rue pour accueillir les héros ayant qualifié l’EN au second tour de la Coupe du monde pour la première fois dans l’histoire du football national.
C’était grandiose et inoubliable ! Je souhaite qu’après notre participation à la Coupe du monde en Russie mes joueurs aient droit à un accueil chaleureux dans la capitale japonaise, Tokyo, semblable à celui qui lui avait été réservé avec les Verts lors de la Coupe du monde 2014», a-t-il espéré. Néanmoins, cette hypothèse de rééditer l’exploit à la tête du Japon ne semble pas plausible, du moins pas pour l’ancien sélectionneur national des Samouraïs, le Français Philippe Troussier.
Lors du Mondial russe prévu du 14 juin au 15 juillet 2018, le Japon évoluera dans un groupe, composé de la Colombie, du Sénégal et de la Pologne.
Troussier estime que «les chances d'une qualification du Japon pour les huitièmes de finale de la Coupe du monde-2018 sont minces. Son groupe est très équilibré et les quatre équipes auront des rêves de qualification. Mais je ne suis pas optimiste quant aux chances du Japon», a déclaré. Lui, faut-il le souligner, qui avait hissé le Japon en 8es de finale lors de la Coupe du monde en 2002, co-organisée par le Japon et la Corée du Sud.
Le coach français a argumenté son optimisme par le calendrier défavorable pour les Japonais. «Pour moi, ce n'est pas un bon tirage pour le Japon. Le fait qu'ils affronteront la Colombie et le Sénégal pour leurs deux premiers matchs n'est pas une bonne nouvelle et ce sera difficile pour eux d'atteindre les huitièmes», a-t-il ajouté avant de parler de la stratégie de jeu de l’ancien coach des Verts. «Vahid est un entraîneur avec une philosophie de jeu européenne.
C'est un coach défensif et sa stratégie consistera à jouer en contre-attaque. La qualité du Japon est sa force collective, mais le manque de génie créatif des Samourai Blue risque de les faire trébucher en Russie dès le 1er tour. Vous avez besoin d'individualités capables de faire la différence, or le Japon n'a pas cela», a-t-il conclu.
Anis B.