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Revolut obtient une licence bancaire en France : ce qui change pour ses utilisateurs

par Pauline Blanchard
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Illustration d'une application bancaire mobile, symbole de la nouvelle licence bancaire de Revolut en France

La néobanque britannique Revolut vient de franchir une étape réglementaire majeure : elle a obtenu, via sa filiale Revolut Bank S.A., un agrément bancaire complet en France. L’autorisation a été délivrée conjointement par l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) et la Banque centrale européenne (BCE). Jusqu’ici, l’entreprise servait ses clients français depuis sa licence bancaire lituanienne : elle dispose désormais d’un statut d’établissement de crédit à part entière sur le sol français.

Une étape réglementaire attendue depuis des mois

Revolut avait annoncé dès 2025 son intention d’investir plus d’un milliard d’euros en Europe de l’Ouest et de solliciter une licence bancaire française pour accompagner sa croissance. L’obtention de cet agrément confirme cette ambition et place la France, aux côtés de la Lituanie, au rang de second pôle bancaire européen du groupe. Ce double ancrage réglementaire doit permettre à Revolut de proposer des produits davantage adaptés aux spécificités locales, plutôt que de s’appuyer uniquement sur son passeport européen lituanien.

Ce qui change concrètement pour les utilisateurs

Pour les millions d’utilisateurs français de l’application, cette bascule vers un statut de banque de plein exercice ouvre plusieurs perspectives concrètes :

  • L’accès progressif au crédit immobilier, un service jusqu’ici absent de l’offre Revolut en France ;
  • Le lancement annoncé de produits d’épargne réglementée français, notamment le Livret A et le Livret de développement durable et solidaire (LDDS) ;
  • Un renforcement de la garantie des dépôts, désormais couverte selon les règles françaises jusqu’à 100 000 euros par client ;
  • Une supervision directe par le régulateur français, en complément du contrôle de la BCE.

Ces évolutions ne sont pas immédiates : la bascule des comptes et l’ouverture des nouveaux produits doivent se faire progressivement, le temps que l’infrastructure bancaire française de Revolut Bank S.A. monte en puissance.

Une stratégie d’expansion à l’échelle européenne

Ce nouvel agrément s’inscrit dans une stratégie plus large de développement pour l’entreprise, à retrouver dans notre rubrique Business. Revolut prévoit de créer plusieurs centaines d'emplois en France dans les mois qui viennent, et d’installer à Paris le siège de ses activités pour l’Europe de l’Ouest. Le groupe indique également vouloir étendre ce modèle de banque locale à d’autres marchés européens – Allemagne, Irlande, Italie, Espagne et Portugal – selon un calendrier progressif.

Cette montée en gamme réglementaire illustre une tendance de fond dans le secteur de la fintech, un sujet que nous suivons aussi côté Numérique : après une phase de croissance portée par des licences d’établissement de monnaie électronique plus légères, les acteurs les plus installés cherchent désormais à obtenir de véritables agréments bancaires afin d’élargir leur gamme de services et de rassurer une clientèle de plus en plus exigeante sur la sécurité de son épargne. Un mouvement qui s’inscrit plus largement dans l’actualité de l’Économie française.

Questions fréquentes

Revolut était-elle déjà une banque en France avant cette licence ?

Non. Jusqu’à cette annonce, Revolut opérait en France grâce à sa licence bancaire lituanienne, via le passeport européen. Elle ne disposait pas d’un agrément bancaire propre délivré par le régulateur français.

Le Livret A sera-t-il disponible immédiatement chez Revolut ?

Non, son lancement est annoncé mais se fera progressivement, le temps que la nouvelle structure bancaire française mette en place l’ensemble de ses produits réglementés.

Qu’est-ce que cela change pour la sécurité des dépôts des clients ?

Les dépôts bénéficient désormais du cadre de garantie applicable aux banques opérant en France, à hauteur de 100 000 euros par client, un niveau harmonisé au sein de l’Union européenne.

Sources

Yahoo Actualités
Journal de l’Économie
Euronews

Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale

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