Le lagopède alpin et le grand tétras, deux oiseaux emblématiques des massifs montagneux français, viennent de rejoindre la liste nationale des espèces protégées. Deux arrêtés signés par les ministères de la Transition écologique et de l’Agriculture, publiés au Journal officiel le mardi 8 septembre 2026, leur accordent ce statut sur l’ensemble du territoire. Une décision inédite : aucune nouvelle espèce d’oiseau n’avait été ajoutée à cette liste depuis 2009.
Deux arrêtés, une première depuis dix-sept ans
Les deux textes réglementaires, datés du 12 août et du 3 septembre 2026, inscrivent officiellement le lagopède alpin et le grand tétras parmi les oiseaux protégés en France. Ce classement rejoint une liste que la France n’avait plus enrichie depuis 2009, un chiffre qui donne la mesure de l’événement. Il s’inscrit dans un mouvement plus large de vigilance sur l’état de la biodiversité nationale, documenté chaque année par des travaux comme la Liste rouge des espèces menacées en France, qui recense les populations animales en déclin sur le territoire.
Pourquoi ces deux oiseaux de montagne étaient en difficulté
Le grand tétras, aussi appelé « coq de bruyère », et le lagopède alpin partagent un même habitat : les forêts d’altitude et les prairies alpines, particulièrement sensibles aux dérèglements climatiques et à la fréquentation touristique. Dérangement en période de nidification, fragmentation des massifs par les aménagements de montagne et hivers de plus en plus irréguliers ont fait fondre leurs effectifs ces dernières décennies. Le phénomène n’est pas isolé : la faune sauvage française encaisse de plein fouet les épisodes de chaleur extrême, comme le rappellent les observations sur la manière dont la faune sauvage résiste aux canicules et aux mégafeux. Pour les amateurs de randonnée en tourisme de montagne, ces deux espèces discrètes restent pourtant rarement visibles, ce qui a longtemps compliqué le suivi précis de leurs populations.
Ce que change concrètement la protection
Avec ce nouveau statut, la chasse du lagopède alpin et du grand tétras est désormais interdite sur tout le territoire national. Leurs œufs et leurs nids bénéficient également d’une protection stricte, au même titre que ceux des 250 autres espèces d’oiseaux déjà classées. Sur le plan du droit de l’environnement, cette évolution renforce l’arsenal réglementaire déjà mobilisé contre le déclin des populations aviaires de montagne.
- Interdiction de chasse applicable depuis le 8 septembre 2026, date de publication au Journal officiel
- Protection étendue aux œufs, nids et habitats de reproduction
- Première extension de la liste des oiseaux protégés depuis 2009
- Deux arrêtés cosignés par les ministères de la Transition écologique et de l’Agriculture
Une décision saluée par les associations de protection animale
Les associations naturalistes, dont la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO), réclamaient ce classement depuis plusieurs années et ont accueilli favorablement cette avancée. Elles y voient un signal positif après plusieurs succès similaires de reconquête d’espèces menacées, à l’image du retour progressif de la loutre d’Europe dans les rivières françaises. Pour les promeneurs qui croisent la route de ces espèces protégées en montagne, quelques règles simples de vie pratique s’imposent désormais : garder ses distances, ne pas s’approcher des zones de nidification et signaler toute observation aux structures naturalistes locales.
Questions fréquentes
Le lagopède alpin et le grand tétras étaient-ils chassés avant ce classement ?
Oui, ces deux espèces pouvaient jusqu’ici faire l’objet d’une chasse encadrée dans certains massifs. Les arrêtés du 12 août et du 3 septembre 2026 mettent fin à cette pratique en les classant parmi les oiseaux strictement protégés sur tout le territoire.
Depuis quand n’avait-on pas ajouté d’espèce à la liste des oiseaux protégés en France ?
Cette double inscription est la première depuis 2009, soit dix-sept ans sans nouvelle entrée sur la liste nationale des oiseaux protégés.
Que risque-t-on en cas de non-respect de cette protection ?
La législation sur les espèces protégées prévoit des sanctions en cas d’atteinte aux individus, à leurs œufs ou à leurs nids, dans le cadre du droit de l’environnement applicable à l’ensemble des espèces classées.
Sources
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale